Hommage à El Hadji Amadou Déme RTA la pierre angulaire de l’islam au Sénégal

Guide spirituel, intellectuel de niveau supérieur, Exégète couronné, savant de classe exceptionnelle – dictionnaire de l’Afrique selon Thierno Saidou Nourou Tall RTA – mais aussi fédérateur hors pair, Cheikh El hadji Ahmad Dème RTA a vécu chevillé sur l’exploration des innombrables merveilles du Saint Coran, qui jadis demeuraient inconnues. Et ceci n’est que la partie visible de l’iceberg dans ce qu’il a accompli pour le compte de l’islam.

Cet Homme pluridisciplinaire et multidimensionnel nous a quitté un certain lundi 10 Décembre 1973 à Sokone, laissant nos yeux orphelins, oui nos yeux car comme disait Al JUNAYD RTA, je cite : « celui qui vit par son âme charnelle « NAFS », sa mort sera actée quand son âme quittera son corps et celui qui vit par son seigneur, alors il passera de la vie naturelle à la vie d’origine, qui est la vraie vie » tout ça pour dire qu’il demeure toujours en nous. Si, l’on te questionne sur la durée de son passage dans ce monde visible, tu peux répondre fièrement : « عاش إماما  » il a vécu 83 années ; 83 étant la valeur numérique du mot إماما qui veut dire Imam, guide, modèle …Modèle dans la piété, modèle dans l’amour d’Allah SWT et son prophète SAW, modèle dans le savoir, modèle dans la bonté, modèle dans l’éthique, modèle dans la véridicité, modèle dans l’honnêteté, modèle dans…Dans tout ce qui est bien et agréé par Allah SWT, il en est un modèle achevé.

Suivant sa voie dallée d’humilité, l’impossible a toujours caractérisé ses œuvres aux yeux du grand public, et il suffisait de le côtoyer pour prendre conscience des multitudes faveurs divines dont il a eu le privilège. Quel privilège dans ce bas-monde est plus grand que le Coran ? Le dernier testament du Seigneur de l’univers dans lequel Il a consigné ses dernières recommandations en attendant le jour fatidique ” jour qui rendra les enfants comme des vieillards aux cheveux blancs” S73V17. C’est une connaissance hors du commun de ce dernier Testament qu’Allah SWT lui a inculquée.

La quête perpétuelle de la connaissance sans différenciation et à tous les niveaux à toujours était pour lui le seul moyen de s’humaniser d’abord, avant d’intenter un quelconque processus d’humanisation de la planète. Certes fastidieuse comme mission, surtout à une époque où le savoir était un luxe réservé à la race blanche, mais surtout dans un pays comme le nôtre ou le savoir dans son authenticité est jusqu’à présent relevé au second plan au détriment du déni, du sectarisme, de la diffamation, et du fanatisme.

Parler d’un homme du rang de Seydil Karim RTA requiert des talents d’écrivain et pas que, des aptitudes à décortiquer, déchiffrer, élucider sa pensées et enseignements, une habilité qui n’est pas à notre porté malgré ces quelques lignes qui découlent de notre soif d’extérioriser les sentiments qui nous animent à l’occasion de cette date commémorative de son rappel à Dieu.

De lui, nous avons compris que le Tout – Puissant accorde ses privilèges à qui il veut car il a, lorsque le contexte le nécessitait, divulgué des connaissances avec la pédagogie concordante, dans tous les domaines, fiqh, mystique, scientifiques entre autres car la liste est de très loin d’être exhaustive.

Il en a toujours administré la preuve à travers ses innombrables ouvrages dont il suffirait d’en mentionner le plus connu à savoir « L’éclat des deux lumières » qui réconcilie la science exotérique à celle ésotérique pour ouvrir un aperçu sur l’immensité des connaissances dont son Seigneur lui a fait don.

Dire qu’il est la pierre angulaire de l’islam au Sénégal n’est en aucun cas motivé par du fanatisme encore moins par l’esprit de partisanisme. Après 9 siècles de présence de l’islam au Sénégal, l’absence d’un tafsir qui permettrait aux générations actuelles et futures de déchiffrer ce dernier Testament d’Allah dont celui qui s’en détourne ressuscitera aveugle le fameux jour fatidique, mais aussi aura une vie pleine de gêne comme le dit le verset 124 de la sourate 20, cette absence serait une tache pour l’islam noire en général et celui sénégalais en particulier.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Mon exemple et celui des prophètes avant moi est comme celui d’un homme qui a construit une maison qu’il a parfaitement construit et embellie sauf l’espace d’une brique dans un coin. Alors les gens visitaient la maison, étonnaient de sa beauté et disaient : Pourquoi n’as-tu pas posé cette brique ? Je suis cette brique et je suis le dernier des prophètes ».
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°3535 et l’imam Mouslim dans son Sahih n°2286)

A l’instar du prophètes Muhammad SAW parmi les prophètes, dire qu’El Hadji Ahmadou Déme RTA est cette “pierre angulaire “ parmi les saints de ce pays aussi relève de l’objectivité.

Vous avez vécu en homme grand format. Parce que votre existence s’est confondue à votre pluridisciplinarité. Enseignant, islamologue, marabout, prêcheur, vous avez enseigné l’islam pure, en rappelant la mission divine assignée à l’humain, (Khalifatou lahi fil Ardi).

La mer ne saurait nous suffire d’encre, et la nature de plume pour vous assigner à juste valeur, la place que vous méritez.

Puisse le Tout puissant vous le rétribue au centuple !

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